C’est quoi les télomères ?

Télomère

Le corps humain est très complexe et est composé d’éléments qui travaillent ensemble pour assurer notre bon fonctionnement. Un télomère est de l’ADN que l’on retrouve à l’extrémité d’un chromosome. C’est une région hautement répétitive qui est non codante. Une absence de télomère entraîne une perte rapide de l’information génétique nécessaire au bon fonctionnement des cellules. D’autres travaux démontrent que l’ADN répétitif des télomères peut être converti en ARN qui contribuerait à stabiliser le télomère. Sur le plan étymologique, télomère provient du grec «telos» qui signifie «la fin» et de «meros» qui signifie partie. En clair télomère se traduit «la partie à l’extrémité». Avec les années les télomères raccourcissent suite au stress et à l’inflammation. Selon les études, les télomères courts sont accompagnés d’un risque élevé de maladies.

Quelle est la structure et les fonctions des télomères ?

En général les chromosomes sont de forme circulaire et ne possèdent pas d’extrémité qui puisse être altérée par réplication incomplète. Certains chromosomes bactériens sont en forme de bâtonnets et sont dotés de télomères qui diffèrent des chromosomes des eucaryotes. Durant le cycle de la cellule, les télomères sont situés dans des zones éloignées du centre du noyau. Les télomères sont constitués de séquences répétitives d’ADN qui protègent les terminaisons chromosomiques. Grâce aux télomères le chromosome ne s’effiloche pas et ils préviennent la perte de données. Les télomères sont couverts de protéines appelées shelterines. Les télomérases qui sont des enzymes assurent la constitution et la croissance des télomères dans la plupart des organismes.

Chez les mammifères les cellules sans télomérase perdent des séquences suite aux réplications incomplètes. Quand ces cellules atteignent leur limite de réplication elles vieillissent et on assiste à l’arrêt de la prolifération cellulaire. Avec des télomères raccourcis, la prolifération cellulaire peut tout de même avoir lieu par inactivation de certaines voies, notamment p53 et pRb. Les cellules issues de cette prolifération subissent une crise qui se caractérise par des reformulations chromosomiques grossières et un génome instable. La plupart des cellules ne survivent pas à ce phénomène. Notons que les télomères courts ne protègent pas le corps contre le cancer. Dans beaucoup de types de cellules humains le gène TERT et la réplication de l’ADN sont réprimés. À chaque division les télomères de ces cellules se raccourcissent, ce sont en quelque sorte des horloges biologiques. Par contre, dans les tissus à forte multiplication cellulaire comme les globules blancs ou les cellules-souches, le gène TERT est présent et les télomères ne perdent pas en longueur. Chez l’être humain les télomères se répètent selon la séquence TTAGGG sur une distance qui varie entre 3 et 20 kilobases. Les répétitions de télomères varient en fonction des espèces et sont constitués de bases guanine-cystosine. Entre 100 et 300 kilobases de répétition, le télomère est relié au reste du chromosome.

Les missions

Promouvoir la justice réparatrice

• En permettant une médiation participative entre une victime et un auteur d’infraction (crime ou délit).

• En accompagnant les familles de victimes et les familles d’auteurs d’infractions dans toute démarche de réparation

• En nouant des relations avec toutes les autres fédérations ou associations qui adhérent à la justice réparatrice, dans la perspective d’échanges et de coopération.

• En développant l’ANJR sur le plan européen par une collaboration avec les Institutions Européennes, de façon à ce que la France puisse être représentée dans les travaux sur la justice réparatrice.

Le conceptde méditation auteur-victime

L’intérêt : un processus réparateur, permettra à la victime (ou à sa famille) d’exprimer l’impact détaillé de l’acte criminel ou délictuel sur leur vie, de recevoir des explications aux questions restées sans réponses sur les faits et de participer à la  responsabilisation de l’auteur (infracteur).

L’auteur pourra s’expliquer sur le pourquoi de l’acte criminel ou délictuel et exprimer, lui aussi, les répercussions sur sa propre vie (destruction, privation de liberté, etc…).

 Pour la victime, comme pour l’auteur, cela permet d’apporter, dans la limite du possible, une certaine forme de compensation.

Le concept se déclinera  de la manière suivante :

1)     Origine de la demande :

l’auteur du crime ou du délit, ou la victime font directement la demande de participer à cette démarche.

– la famille d’une victime ou la famille d’un auteur

– un travailleur social par le biais d’une association de victimes, un conseiller d’insertion probation ou un psychologue travaillant en détention avec le détenu.

La demande ne peut se faire qu’après le procès pour éviter tout enjeu judiciaire.

2)     Traitement de la demande

Si la demande vient de l’infracteur (auteur), un psychologue, par des entretiens, s’assurera de la fiabilité de la demande et que la personne se considère  responsable de son crime.

Un échange ne pourra se faire avec la victime que si l’auteur a pour objectif de réparer son acte.

Si la demande vient de la victime, plusieurs entretiens interviendront avec un psychologue et des représentants de l’association, avec pour objectif, de comprendre la demande d’échange avec l’auteur. Nous entreprendrons un processus de dialogue à visée constructive pour la victime.

Si les conditions de la demande paraissent fragiles, aucun échange ne sera encouragé.

Aucun échange ne se fera sans l’accord préalable des deux parties.

3)     Quatre critères essentiels pour  envisager un échange :

  •  que l’infraction (crime ou délit) ait été condamnée par la justice ;
  • que l’auteur du crime ou du délit ait été connu responsable pénalement de ses actes;
  • que l’auteur reconnaisse son acte et manifeste le souhait de réparer le tort commis;
  • que la victime ou sa famille souhaite y participer.

Il importe également de déceler les cas de « déni » voire du risque d’ « emprise » de l’auteur sur la victime.

Le processus réparateur sera entrepris dans le seul cas où tous les critères seront réunis.

L’association demandera le concours de l’administration pénitentiaire si l’auteur est détenu.

4)     Le processus réparateur

L’encadrement de cet échange se fera par l’association – côté victime et par le travailleur social ou psychologue avec le soutien de l’ANJR – côté détention.

La médiation entre les parties est assurée par les intervenants de l’association.

Cette médiation peut prendre plusieurs formes :

– les personnes impliquées peuvent décider de participer à un échange victime-auteur, en présence des intervenants de l’association.

– si la victime ou l’auteur refuse de participer à l’échange, les intervenants de l’association aideront à emprunter d’autres mécanismes de réparation au cours desquels l’association servira de liaison entre les deux personnes concernées afin de faciliter le recours à une solution négociée pour réparer les torts.

l’Association Nationale de la Justice Réparatrice

L’actualité démontre combien la lutte contre la récidive devient une cause nationale par laquelle chaque citoyen est concerné. Pour l’heure, il est nécessaire de nous tourner vers d’autres méthodes de gestion des conflits, notamment pour désengorger les tribunaux, mais aussi pour éviter d’avoir recours à la prison pour des petits délits. Le milieu carcéral détruit un homme plus qu’il ne le reconstruit, c’est pour cette  raison qu’il devient urgent d’instaurer des mécanismes de réparation en prison.

Pour permettre cela, j’ai fondé l’Association Nationale de la Justice Réparatrice (ANJR), avec la contribution de victimes, d’anciens détenus, de magistrats, de parlementaires, d’avocats et de psychologues.  Celle-ci a pour vocation de promouvoir la justice réparatrice dans notre pays.

La justice réparatrice est une conception de la justice orientée vers la réparation des dommages causés par un acte, qu’il soit criminel ou délictuel. La victime (ou sa famille) est au cœur de ce processus  pour que l’auteur prenne conscience de la répercussion de son acte et répare le mal causé, dans la mesure du possible. Au-delà du jugement et de la sanction, la justice réparatrice cherche l’apaisement dans des circonstances dramatiques et apporte une réponse aux incompréhensions qui résultent de l’acte.

En collaboration avec la Justice de notre pays, nous voulons faire évoluer la justice réparatrice en France, car cette pratique est porteuse d’une dynamique de transformation des modes de réinsertion sociale pour les personnes détenues et d’un nouveau modèle de justice fondé sur l’échange et l’interaction.

Enfin, la justice réparatrice  a fait ses preuves dans certains pays, comme en Nouvelle-Zélande, en Australie, en Belgique, au Canada ou encore en Afrique du Sud avec la mise en place des Commissions de vérité et de réconciliation et fait l’objet de plusieurs études au conseil de l’Europe, ainsi qu’à l’ONU.

Embryonnaire en Europe, l’ANJR souhaite que la justice réparatrice prenne place dans le système judiciaire français.

Nous comptons sur vous pour soutenir notre action !